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La constitution de S.r.l. par des non-résidents

  1. Vue d’ensemble : l’attractivité du véhicule sociétal italien.Ces dernières années, la S.r.l. (Società a responsabilità limitata) a consolidé son rôle de vecteur d’entrée privilégié pour gli investisseurs étrangers en Italie. Toutefois, on observe fréquemment un phénomène de distorsion : la parfaite légitimité du projet d’établissement sociétal se heurte à des résistances systémiques qui en compromettent l’effectivité opérationnelle. L’écart entre le droit écrit et la pratique distributive représente aujourd’hui le défi majeur pour le juriste d’entreprise.
  2. Le principe de liberté d’établissement et le dépassement de la condition de résidenceSur le plan strictement normatif, la citoyenneté de l’UE garantit à l’entrepreneur le droit de constituer une société de capitaux en Italie sans l’obligation de résider ou d’élire domicile sur le territoire de l’État, que ce soit en qualité d’associé ou de gérant. Cette prérogative prend racine dans les articles 49 et 54 du TFUE et trouve son ancrage dans la jurisprudence de la Cour de Justice de l’UE. L’arrêt Centros (C-212/97) a précisé de manière sans équivoque que l’exercice de la liberté d’établissement ne peut être entravé par les États membres, même en présence d’objectifs d’optimisation organisationnelle ou économique. Il en résulte que la dissociation entre le siège social et la résidence des organes sociaux est un montage non seulement licite, mais pleinement protégé par l’ordre juridique supranational.
  3. Les points critiques opérationnels : le « goulot d’étranglement » des intermédiairesL’aporie surgit lors de la phase post-constitutionnelle. Une S.r.l. régulièrement inscrite au Registre des Entreprises peut se trouver dans une situation de paralysie fonctionnelle due à des facteurs étrangers au périmètre normatif :
  • Compliance bancaire et AML : Les politiques internes des établissements de crédit, souvent empreintes d’une approche de sur-conformité en matière de lutte contre le blanchiment, tendent à classer comme « à haut risque » les structures dont la gouvernance est non-résidente, prolongeant ainsi les délais d’ouverture de comptes courants ou les refusant systématiquement.
  • Infrastructure numérique : Les difficultés d’obtention d’outils d’identité numérique (SPID) ou de signatures certifiées pour des sujets dépourvus d’un lien physique ou administratif consolidé avec le territoire.

Le résultat est un sujet de droit existant, mais dépourvu de la capacité d’agir sur le marché.

  1. Siège effectif et substance économique :la protection contre les contestations de fictivité Un risque sous-estimé concerne la distinction entre siège social et siège effectif.L’arrêt Inspire Art (C-167/01) interdit aux États d’imposer des exigences nationales restrictives aux sociétés valablement constituées, à moins qu’il ne s’agisse d’un abus de droit ou d’une structure purement artificielle. Il est donc impératif que la S.r.l. ne soit pas une « coquille vide ». La défense de la société en cas de litige ou de contrôle fiscal ne repose pas sur la résidence du gérant, mais sur la démonstration d’une réelle substance organisationnelle en Italie, propre à confirmer que le centre des intérêts économiques réside effectivement sur le territoire national.
  2. L’intervention du conseil juridique comme garant de l’effectivité du droit Dans ce scénario, le conseil juridique ne peut s’arrêter à l’acte notarié. Le rôle de l’avocat est d’élaborer une structure de gouvernance résiliente face aux pratiques des intermédiaires :
  • Rédaction statutaire ad hoc : Prévoir des clauses régissant l’administration à distance et l’usage des technologies télématiques pour les décisions des organes sociaux.
  • Stratégie d’accréditation : Dialoguer préalablement avec les établissements de crédit et préparer un dossier de conformité (compliance file) illustrant la ratio économique de l’opération, afin de neutraliser les préjugés liés à la non-résidence.

Considérations conclusives Constituer une S.r.l. en Italie pour un citoyen de l’UE est un droit subjectif parfait, mais sa mise en œuvre pratique exige une navigation experte entre normes et usages. L’objectif n’est pas simplement de « créer une société », mais de garantir son opérationnalité dès le premier jour. La structure juridique doit cesser d’être un module standardisé pour devenir un habit sur mesure, capable de résister aux frictions d’un système qui, dans les faits, peine encore à intégrer pleinement les principes de la liberté d’établissement.

10 règles pour créer une srl en Italie

Par rapport aux autres formes de sociétés, les sociétés par actions garantissent un plus grand contrôle et une meilleure représentation des événements de gestion, étant donné la nécessité de produire des rapports économiques et financiers précis et ponctuels, une structure organisationnelle complexe et articulée qui exige la présence d’organes collégiaux, ainsi que l’élaboration d’états financiers de fin d’année à rendre publics, avec le procès-verbal de l’assemblée des actionnaires.

Parmi les sociétés à capital social qui ont pour objet d’exercer des activités commerciales, on peut mentionner les suivantes:

  1. Sociétés à responsabilité limitée (SRL) ;
  2. Société à responsabilité limitée simplifiée (SRLS) ;
  3. Société par actions (SPA) ;
  4. Société en commandite par actions (SAPA) ;
  5. Coopératives et fondations.

1. POURQUOI LA SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE?

La société à responsabilité limitée (società a responsabilità limitata – SRL) est en Italie le modèle de société le plus diffusé et utilisé pour entreprendre une activité commerciale de moyenne/grande dimension, et peut aussi être menée de manière unipersonnelle, c’est-à-dire avec un seul associé.

Étant une société par actions, la société à responsabilité limitée est responsable de ses dettes exclusivement avec son actif. Si ce montant n’est pas suffisant, les créanciers peuvent alors réclamer la part versée par les associés de la société. Mais ils ne peuvent pas faire de réclamations sur les biens personnels des associés. Sauf dans des cas particuliers.

2. COMMENT UNE SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE EST-ELLE CRÉÉE?

Lors de la constitution, les fondateurs/actionnaires de la nouvelle société doivent se présenter en personne devant un notaire pour l’approbation de l’acte constitutif et du statut. S’ils ne peuvent pas être présents personnellement, une procuration, signée par le représentant légal de l’entreprise, peut être donnée à une tierce personne.

Chaque associé et administrateur devra obtenir un code fiscal italien ; lorsqu’une nouvelle société est créée par un autre société, le représentant légal de cette dernière devra également obtenir un numéro d’identification fiscale.

Après sa constitution, la nouvelle société doit demander son propre numéro d’identification fiscale et son propre numéro de TVA.

Il convient de noter que la constitution devant un notaire n’est pas une étape suffisante pour que la société soit légalement constituée : comme étape finale, la société doit être enregistrée auprès de la Chambre de commerce.

Les statuts doivent être déposés auprès du registre du commerce du lieu où se trouve le siège social de la société.

3. NOM DE L’ENTREPRISE

Il n’existe aucune restriction légale quant au choix d’un nom de société. Cependant, l’utilisation de termes identiques ou similaires à ceux déjà choisis par d’autres entreprises doit être évitée.

4. SIÈGE DE L’ENTREPRISE

L’acte constitutif et les statuts doivent prévoir l’existence d’un siège social en Italie, qui sera considéré comme le domicile fiscal de la société. Le siège social ne doit pas nécessairement coïncider avec les bureaux administratifs.

5. CAPITAL SOCIAL

La loi ne prévoit pas que dans les Srls le capital social doit avoir une valeur spécifique.

Ce type de société peut également être créé avec un euro de capital social.

Le capital social d’une Srl est divisé en quotas et ne peut être divisé en actions.

  1. Dans les sociétés à responsabilité limitée dont le capital est égal ou supérieur à 10 000 euros, au moins 25 % des apports en liquide et la totalité des apports en nature doivent être versés lors de la signature de l’acte constitutif; le reste du capital peut être versé ultérieurement.
  2. Lorsque, par contre, le montant du capital est déterminé comme étant inférieur à 10.000 euros, mais égal au moins à 1 euro, les apports ne peuvent être faits qu’en liquide et doivent être payés en totalité au moment de la souscription.

En cas de constitution avec un capital inférieur à 10.000,00 euros, la société est tenue de constituer une réserve, à prélever sur le bénéfice net figurant au bilan, d’un montant au moins égal à un cinquième de celui-ci, et cette obligation subsiste jusqu’à ce que la réserve et le capital aient atteint le montant de 10.000,00 euros. La réserve ne peut être utilisée que pour allouer le capital et couvrir les pertes éventuelles avec l’obligation de la reconstituer si elle est réduite. Le moyen de paiement doit être indiqué dans l’acte.

6. PAIEMENT DU CAPITAL SOCIAL

Le capital social doit être libéré au moment de la constitution d’une SARL. Cette règle générale peut être observée lorsque le paiement est effectué en espèces. Dans la pratique, cependant, un virement bancaire est souvent effectué, ce qui peut prendre plusieurs jours pour créditer le montant et générer un reçu. Dans ce cas, il est possible d’effectuer le transfert quelques jours avant la constitution en société et de présenter le reçu au notaire.

7. À QUI LE PAIEMENT DU CAPITAL SOCIAL DOIT-IL ÊTRE EFFECTUÉ?

Les actionnaires doivent verser leur contribution en liquidités directement à un administrateur. Si la société est gérée par un conseil d’administration, c’est généralement le président ou un autre membre nommé à cet effet qui reçoit l’apport en capital. Par contre, dans le cas d’une société avec un administrateur unique, l’actionnaire-administrateur devra effectuer un transfert en sa faveur d’un de ses comptes bancaires vers un autre à son nom.

L’administrateur devra prouver que le virement a été effectué par tous les actionnaires au moment de la constitution. Cependant, les administrateurs ne sont pas toujours présents au moment de la constitution. Dans ce cas, le capital social peut être versé comme suit

– en espèces, par virement ou traite bancaire, en envoyant également une déclaration écrite (par exemple par PEC) au notaire dans laquelle les administrateurs déclarent avoir reçu le paiement des cotisations, en joignant la preuve du moyen de paiement (reçu du virement bancaire à leur nom ou copie de la traite bancaire à leur nom ou à l’ordre de la société)

– par une procuration au notaire, par laquelle le notaire peut, au nom et pour le compte des administrateurs, recevoir le versement du capital sur un compte dédié et le verser à son tour sur un compte courant au nom de la société après inscription au registre du commerce;

– avec un dépôt bancaire préalable des apports en capital. Dans ce cas, les actionnaires versent les apports en capital à la banque sur un compte séquestre au nom de la société.

8. ACTIONNAIRES ET ADMINISTRATEURS

Les actionnaires, lors de la création de la SRL, doivent nommer un ou plusieurs administrateurs qui auront pour tâche d’administrer la société.

L’actionnaire et le directeur d’une SRL accomplissent des tâches différentes.

L’actionnaire est l’un des propriétaires de la Srl et a le droit de recevoir un dividende à la fin de chaque année si l’activité exercée par la Srl produit des résultats économiques positifs.

Les administrateurs n’ont pas le droit de recevoir des dividendes sur les résultats de l’année.

Leur activité est généralement rémunérée par un salaire mensuel ou un honoraire annuel déterminé sur une base forfaitaire.

Outre la rémunération ordinaire, la SARL peut également décider d’accorder à l’administrateur des suppléments à lui verser si la société obtient des résultats économiques positifs grâce à ses activités.

9. EMPLOYÉS D’UNE SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE

Il n’y a pas de nombre minimum ou maximum d’employés qu’une société à responsabilité limitée doit ou peut avoir. Potentiellement, une SRL peut aussi avoir des centaines ou des milliers d’employés, en proportion de son développement. Au même titre qu’elle peut ne pas avoir de salariés du tout, si les activités de l’entreprise sont exercées uniquement et directement par les associés ou l’actionnaire unique.

10. COMBIEN COÛTE LA CRÉATION D’UNE SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE?

Lors de la création d’une société à responsabilité limitée (on part du principe qu’il y a des apports de liquidités), outre le versement du capital social, les coûts suivants doivent être budgétisés

– taxe d’enregistrement : 200,00 euros;

– Droit de timbre : 156,00 euros;

– frais annuels d’inscription au registre des sociétés : 120,00 euros;

– frais d’inscription au registre des sociétés : 90,00 euros;

– frais de dépôt : de 27,5 euros à 139,4 euros (variable en fonction de la valeur de la contribution);

– les honoraires du notaire et de tout autre professionnel impliqué, plus la TVA due par la loi;

Pour une vue d’ensemble complète sur l’ouverture d’un commerce en Italie — au-delà de la création d’une simple SRL — vous pouvez consulter notre guide dédié : ouvrir un commerce en Italie.

Acquisition societe italienne

Acquisition societe italienne

Lorsque l’on fait référence à l’achat d’ une société en Italie, il faut apporter des précisions quant à la différence avec le concept d’achat d’une entreprise.

Acheter une société n’est pas la même chose qu’acheter une entreprise.

L’entreprise constitue un ensemble de biens au moyen desquels l’entrepreneur exerce son activité.

La société est l’activité commerciale sous forme societaire et comprend en son sein une entreprise. Acheter une société signifie plus précisément acquérir ses actions et en devenir le propriétaire. Les règles diffèrent selon le type de société en question.

La première chose à faire si vous avez l’intention d’entamer un processus d’acquisition d’une société est de vérifier le statut financier et fiscal de la société que vous avez l’intention d’acheter.

Pour ce faire, il faudra préalablement effectuer une due diligence juridique sur la société dont vous comptez acquérir les actions ou les quotas. Il s’agit essentiellement d’un processus d’analyse visant à enquêter et à déterminer le contenu d’une activité commerciale – qu’il s’agisse d’une société, d’une entreprise, d’un paquet d’actions, d’un contrat complexe, etc. – (la « cible »), afin de permettre une évaluation juridique de celle-ci dans le cadre d’une transaction donnée.

Les principaux objectifs de la due diligence préalable sont de deux ordres.

La DD sert, d’une part, à fournir, dans le cadre de considérations plus larges sur les aspects stratégiques, financiers et fiscaux de l’opération, des indications utiles quant aux instruments juridiques les plus appropriés pour parfaire l’opération elle-même, et d’autre part, le règlement contractuel de l’opération.

Deuxièmement, la DD sert à déterminer, par le biais d’une collecte ciblée et analytique d’informations, s’il existe des éléments critiques qui pourraient compromettre le succès de la transaction prévue, et quelles sont les solutions disponibles pour les éviter ou les minimiser.

Achat d’une societe de personnes

Dans le cas ou un sujet entend acquerir une société de personnes appartenant à des tiers, plusieurs options doivent etre envisagées.

On ne peut pas acheter la société de personnes dans sa totalité, comme un tout, mais on peut acheter des titres sociaux. Si une société de personnes, comme c’est normalement le cas, est détenue par plusieurs associés, pour qu’un tiers en devienne propriétaire, il est nécessaire que ces associés vendent leurs participations.

Par exemple, une société en nom collectif, exemple typique de société de personnes, se compose de trois associés.  Dans le cas de figure où ces trois associés ne souhaitent plus en être les propriétaires, ils peuvent décider de vendre leurs parts à un tiers, plutôt que de liquider la société et de l’éteindre. Cette partie acquiert alors leurs actions.

L’acquéreur peut décider de poursuivre cette activité en tant qu’associé unique ou, en alternative, il peut trouver d’autres associés avec qui la poursuivre.

Dans ce cas, un acte d’achat de participations, autrement appelé vente d’actions, ou de parts sociales, doit être établi par le notaire. Le coût est dérivé de la valeur de la participation et de la contrepartie à laquelle elle est acquise.

Achat d’une sociétés de capitaux

On ne peut pas « acheter » une société comme s’il s’agissait d’un actif dans son intégralité. Le cas de l’entreprise, qui est un bien juridique achetable, est différent.

La société par actions est une forme d’activité économique exercée sous la forme d’une société de capitaux, où la figure de l’associé individuel disparaît, pour laisser place à l’aspect purement économique, au concept de capital. Pour cette raison, chaque associé détient un nombre bien défini de parts, correspondant à un certain pourcentage du capital social. La participation n’est pas liée à la personne de l’actionnaire mais fait partie du capital de la société.

C’est pourquoi, lorsqu’on parle de l’achat d’une société par actions, on fait référence à l’achat d’un titre de participation dans une société par actions. Il en va de même pour les sociétés à responsabilité limitée : on n’achète pas la société à responsabilité limitée, mais les actions de la société à responsabilité limitée. Il est évident qu’en achetant un certain nombre de titres de participation, on peut devenir propriétaire d’un pourcentage très élevé du capital, de sorte que l’on devient copropriétaire.

Peut-on acheter toutes les participations d’une société?

Oui, par exemple, une personne peut acquérir toutes les actions d’une société, devenant ainsi son unique propriétaire. Dans ce cas, on rentre dans le cas de figure de la société par actions simplifiée à associé unique. L’actionnaire acquéreur devient ainsi le seul propriétaire de la société.

Les actions d’une société anonyme sont transférées comme s’il s’agissait de titres de credit, il ne s’agit pas donc d’une vente effective. Ainsi, les actions sont transférées entre l’acheteur et le cessionnaire, puis l’acheteur se rend chez le notaire avec le titre acheté afin de participer éventuellement à une assemblée de la société au cours de laquelle il peut exercer ses droits sociaux acquis.

Directive UE 2019/1151 du 29 juin: Constitution d’une société a responsabilité limitée

Constitution d’une société à responsabilité limitée – Même simplifiée – Par acte notarié établi sous forme électronique et à distance.

Dans notre droit – en application de la directive européenne relative à l’utilisation d’outils et de procédés numériques en droit des sociétés (directive UE 2019/1151 du 29 juin 2019) – il sera bientôt possible de créer une société à responsabilité limitée, même simplifiée, par acte notarié rédigé en format électronique et à distance.

Tout d’abord, il est prévu que le notaire qui authentifie l’acte doit être choisi parmi ceux qui ont leur siège sur le territoire de compétence de la Cour d’appel dans lequel se trouve la résidence d’au moins un des associés ou dans lequel la société à constituer a l’intention d’établir son siège, sauf si tous les associés ont leur résidence en dehors du territoire de l’État, devant, dans cette hypothèse, recevoir « en tout cas » l’acte de constitution (article 2, alinéa 3, projet de décret législatif cité).

Les conditions de la procédure électronique :

L’article 2 du projet de décret législatif prévoit que l’acte constitutif de la société à responsabilité limitée et de la société à responsabilité limitée simplifiée peut être reçu par le notaire par acte notarié électronique avec la participation par vidéoconférence de toutes les parties ou même seulement de certaines d’entre elles.

Toutefois, les conditions suivantes sont également requises pour l’accès à la procédure électronique :

  1. le siège doit être établi en Italie ;
  2. les apports ne doivent être effectués qu’en numéraire (excluant ainsi les apports en nature et en industrie) ;
  3. le versement de 25% des apports ou de la totalité, selon le cas, doit être effectué par virement bancaire sur le compte dédié du notaire (comme cela est déjà prévu pour les transferts de biens immobiliers sous forme électronique).

En Italie, la procédure de constitution en ligne ne sera disponible que pour les sociétés à responsabilité limitée et les sociétés à responsabilité limitée simplifiée.

En outre, il ne sera pas possible de bénéficier de la procédure en ligne dans le cas où le capital de la société doit être versé avec des apports en nature, étant entendu que le versement du capital doit être effectué uniquement sur le compte courant dédié au nom du notaire.

En ce qui concerne la FORME REQUISE, l’acte constitutif de la société à responsabilité limitée, même simplifiée, doit toujours être celle de l’acte notarié prévu à l’article 2463 du Code civil.

Les missions du notaire :

  • Le notaire interviendra dans toutes les phases de la constitution de la société, à commencer par la phase préliminaire à la conclusion de l’accord ; il sera chargé d’identifier le texte des statuts parmi ceux qui seront disponibles sur le site institutionnel de la chambre de commerce (article 2, paragraphe 2, du projet du décret législatif susmentionné ; dans ce cas, les frais sont réduits de moitié) ou d’en rédiger un personnalisé, également avec l’aide d’autres professionnels, comme des avocats et des comptables.
  • Il chargera ensuite le texte de l’acte constitutif sur la plateforme en ligne mise en place et gérée par le Conseil national du Notariat afin de procéder à la stipulation proprement dite, permettant à tous les participants, au moyen de tout dispositif électronique, de vérifier le contenu de l’acte constitutif, y compris les éventuels statuts joints.
  • Pendant la phase de stipulation en ligne, le notaire effectuera les activités liées à la préparation de l’acte, en suivant les règles codifiées, telles que la vérification de la volonté des participants au moyen de la présence virtuelle dans la réunion en vidéoconférence, la lecture de l’acte et des annexes dans leur intégralité, sauf dispense, l’apposition de la signature numérique.
  • Une fois l’acte de constitution conclu, le notaire procédera, conformément au Code civil, à l’inscription de l’acte au registre des sociétés en envoyant une copie numérique de l’acte ainsi que des annexes (statuts, le cas échéant ; reçu du virement relatif au 25% des apports en numéraire ou de la totalité de l’apport).

En vertu de l’article 59-bis de la loi notariale, le notaire peut, sans préjudice des droits des tiers, rectifier unilatéralement les erreurs ou omissions matérielles éventuellement contenues dans l’acte de constitution établi en ligne et portant sur des données préexistantes à sa rédaction, également aux fins de l’exécution de la publicité, en les certifiant par acte notarié qu’il établit par voie électronique (article 2, paragraphe 6, du décret législatif précité).

Delai d’achèvement de la procédure de constitution d’une société en ligne :

La directive UE 2019/1151 prévoit 5 jours ouvrables pour la société constituée exclusivement par des personnes physiques en utilisant les modèles standardisés et 10 jours ouvrables dans les autres cas ; le délai susmentionné est en substance conforme à ce qui est établi par l’article 2330 du Code civil italien, donc, en Italie, pour le dépôt au registre des sociétés de l’acte constitutif des sociétés de capitaux établi par écrit, puisque le premier alinéa de l’article susmentionné prévoit un délai de 10 jours.